Accueil | ActualitEs | Agenda | Contactez-nous  
 
 
 
  Accueil > S'engager et participer > La vice-présidente de Harkis et droits de l’Homme agressée dans l’enceinte du (...)

 
 
Alors qu’elle posait une question à Hubert Falco,
La vice-présidente de Harkis et droits de l’Homme agressée dans l’enceinte du Sénat

seantFatima Besnaci-Lancou, vice-présidente de l’association Harkis et droits de l’Homme,  a été agressée dans l’enceinte du Sénat, ce mercredi 3 février 2010, à l’occasion  de la présentation par Hubert Falco d’un projet de texte de loi sur des sanctions effectives lorsque des harkis se font injurier. 

Autorisée à poser une question par Hubert Falco, Fatima Besnaci-Lancou  est intervenue sur les thèmes suivants :

 -          Elle a souhaité que le projet de loi, dont elle se félicite,   ne soit pas  un effet d’annonce à un mois des élections régionales, indiquant qu’à son sens, de manière tout à fait incompréhensible,  on avait perdu beaucoup de temps, 5 ans,  à cause d’une loi qui, à l'époque,  avait  été bâclée par M. Mekachera.

 -          Elle  a demandé  que le principe de la Fondation pour la guerre d’Algérie soit sorti  de la loi du 23 février 2005, loi dont une partie  avait  été fortement décriée. 

-          Elle a  demandé à M. Falco  s’il pouvait rappeler  au Président de la république qu’il honore  son engagement du 31 mars 2007 : «  reconnaître, s’il était élu, la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis en 1962 » 

M. Falco n’a pas répondu à ces questions, prétextant « qu’on n’était pas là pour faire de la politique politicienne ( ?) », (sauf à préciser, ce qui est scandaleux, "Pour la reconnaissance, vous aurez la Fondation"), ce à quoi Mme Besnaci-Lancou a répondu « moi non plus ». 

Mme Froument, conseillère technique aux rapatriés, chargée des harkis,  a reproché publiquement que l’association Harkis et droits de l’Homme ait eu 48 000 Euros de subvention. A noter que cette subvention, qui ne venait en aucune façon  du service des rapatriés et harkis,  a servi à l’organisation de l’évènement organisé à Paris en octobre 2008, durant 3 semaines, pour faire connaître l’histoire des harkis ;  les dépenses ont été vérifiées, à la demande de l'association,  par un audit d’expert-comptable (Audit expert Levy consulting, 75017 Paris). Que chacun en fasse autant !  

Monsieur Coll, membre d’une association de pieds-noirs nostalgiques de l’Algérie française, a vociféré dans cette enceinte républicaine, en s’approchant, menaçant,  de Fatima Besnaci-Lancou   : « Sors de là, tu n’as rien à faire là, vas voir tes amis de Gauche ». S'agissait-il d'une petite réunion entre amis ? Chacun pourra constater  que plus d’un article sur le site harki.net montre que l’association ne s’inscrit pas dans une démarche partisane (voir par exemple l’article sur Martine Aubry, sur Karim Zeribi, et bien d’autres). Que chacun en fasse autant !

sebat stickerMme Froument  (la fille), perdant tout son sang froid,   a hurlé : « vous n’étiez pas invitée ! ». Il sera facile au organisateurs de vérifier que  Fatima Besnaci-Lancou, d’ailleurs munie du badge réglementaire (sticker n° 26),  était sur la liste des personnes autorisées à rentrer. 

Mme Froument (la mère), hystérique, a crié  " Laissez ma fille tranquille ! Allez-vous occuper de vos livres !"

Mme Froument (la fille) et son entourage ont  ensuite tout fait pour empêcher Fatima Besnaci-Lancou  de répondre aux attentes de  la presse qui souhaitait l’interviewer: 

 -          Tentative d’accaparement de la presse (en particulier de la journaliste de l’AFP par Mme Froument),

-          Tentatives de diversion (tentative d’isolement de Fatima Besnaci-Lancou dans un bureau par une attachée parlementaire pour  (sic)  « expliquer le contenu du projet de loi » !!),

-          Interdiction physique de pénétrer dans la salle où une collation était offerte après l’intervention de M. Falco, empêchant ainsi que les échanges se poursuivent avec la presse,

-          Pressions quasi-physiques, de la part des organisateurs,  pour diriger Fatima Besnaci-Lancou vers la sortie. 

L’association Harkis et droits de l’Homme exprime sa vive indignation face aux agressions et aux pressions  dont a été victime Fatima Besnaci-Lancou et face au déni de démocratie, au refus du dialogue qui ont été les fils conducteurs de cette réunion.  

L’association regrette que ce type de conférence de presse soit phagocyté  en grande partie  par la claque de Monsieur  Mekachera, celui qui, en septembre 2004, a déclaré que la France, sur le drame des harkis, n’avait pas à reconnaître de responsabilité spécifique (lire en ligne).

  

Informations complémentaires :

   

- Article de la section de Toulon de la Ligue des droits de l'Homme : lire en ligne

   

- Dépêche AFP du 3 février 2010 :

     

PARIS : Le secrétaire d'Etat (UMP) Hubert Falco et le sénateur Raymond Couderc, tête de liste régionale UMP en Languedoc-Roussillon face au sortant Georges Frêche, ont assuré mercredi, à la veille du dépôt d'un texte sur les Harkis, qu'il n'avait aucun lien avec le calendrier électoral.

 

Cette proposition de loi qui sera déposée au Parlement jeudi, à six semaines des élections régionales, vise à "combler un vide juridique" de la loi de 2005, en sanctionnant pénalement les injures envers les Harkis, selon M. Falco.

 

Aucun calendrier n'est arrêté pour l'examen de ce texte qui tient en un article, et s'appuie sur les attendus de la relaxe de M. Frêche par la Cour de Cassation (mars 2009) après son dérapage verbal (2006) qui comparait les Harkis à des "sous-hommes".

 

"Ce n'est pas du tout que (M. Frêche) ait été blanchi mais tout simplement qu'il n'y avait pas possibilité de le sanctionner. Il fallait donc remédier à cette situation", a expliqué le ministre devant des parlementaires et des représentants d'associations de Harkis et de rapatriés.

   

 Interpellé par Fatima Besnaci Lancou, vice-présidente de l'association Harkis et Droits de l'Homme, sur la date du dépôt de ce texte, "cinq ans après la loi de 2005 et un mois avant une grande échéance électorale", M. Falco a répondu: "enfermer cette discussion dans un contexte politicien serait faire fausse route".

   

"Il y a toujours des élections en France, et on ne peut pas laisser perdurer une situation où n'importe qui peut insulter et stigmatiser la communauté harki parce qu'il y a une échéance électorale", s'est à son tour justifié M. Couderc, en marge de cette réunion.

 

"Ca fait plusieurs mois que nous travaillons sur ce texte (qui tient en un article, ndlr)". "Il y a eu une longue réflexion sur le point de savoir s'il fallait modifier la loi de 1881 sur la liberté de la presse ou bien la loi de 2005" (qui pose le principe de l'interdiction de l'injure et de la diffamation envers les Harkis, nldr), a expliqué le sénateur-maire de Béziers (Hérault).

 

A propos du dernier dérapage verbal de M. Frêche à l'encontre de Laurent Fabius, il a déclaré qu'il "n'était pas plus acceptable que les autres".

 

Quant à la situation politique en Languedoc-Roussillon? "Elle ne risque pas de me porter préjudice en tant que candidat", a-t-il ironisé.

  

Mais le "tapage médiatique" autour de la polémique qui oppose dans la région les socialistes et le président sortant, a rendu les "programmes inaudibles", a-t-il ajouté.

 

 Enfin, il a rendu hommage "au courage" de la nouvelle tête de liste régionale du PS Hélène Mandroux qui part dans des "conditions difficiles": "parce que monter une liste en huit jours et préparer un programme en un mois..." 

--------------   




 
            
  accueil | mentions légales | plan du site | Flux RSS | contactez-nous
 
     
  © 2008 - Harkis et Droits de l'Homme - tous droits réservés - réalisation : m@thias.fr